Tivaouane peulh : la manifestation des victimes de démolitions de maisons vire au drame

Des tires de grenades lacrymogènes, des jets de pierre, des arrestations, des blessés […] voila ceux qui résument la manifestation des victimes de démolitions de maisons et les populations de Tivaouane peulh.

« Nous sommes venus exprimer toute notre solidarité avec les 1796 familles du collectif de Tivaouane peulh, victimes de démolitions de maisons et d’accaparement foncier. Nous exprimons également toute notre amertume, notre colère et de nos fonds énergiquement, l’interdiction de leur manifestation qui devait avoir lieu aujourd’hui », a lancé avec une colère noire, le membre de FRAPP/France Dégage, Guy Marius Sagna.

Selon lui, « cette interdiction est d’autant plus incompréhensible que samedi dernier, nous avons manifesté dans le département de Dakar, de la RTS à la place de l’obélisque. Et pourtant, tout le monde sait que dans ce pays, l’épicentre du coronavirus se trouve dans le département de Dakar », a-t-il dit face aux journalistes.

Des arrestations notées, l’activiste exige la libération immédiate

« Nous exigeons la libération, dans les meilleurs délais, des six (6) membres de ce collectif qui ont été arrêtés car ils n’ont pas leurs places dans une brigade de gendarmerie. Ceux qui devaient être arrêtés, ce sont les spoliateurs et les accaparateurs, les bandits fonciers  […] qui se jouent des paysans, populations ou éleveurs dans ce pays », a laissé entendre Guy Sagna.

Pour rappel, le collectif des victimes de démolitions de maisons et les populations de Tivaouane peulh voulaient manifester dans les rues ce vendredi pour réclamer à Mame Boye Diao leurs terres, le paiement de leurs impenses et la signature de leurs avenants portant sur leurs 20ha.

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